CASSER LES PRÉJUGÉS LE TEMPS D’UN FILM

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Le 14 Février dernier, j’allais enfin regarder l’un des films les plus attendus de 2017. J’avoue que je l’attendais particulièrement, car c’est bien l’une de mes actrices favorites, Aïssa Maïga qui détient le rôle principal.

Pourquoi ? Car je trouve qu’elle magnifique, et j’adore son style vestimentaire. De plus, c’est l’une des rares actrices noires françaises qui a plus ou moins réussi à se faire une place dans le cinéma français. 

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Je me souviens que lorsque j’étais encore au collège. Je caressais l’envie d’embrasser le métier d’actrice… J’avais alors pris des cours de théâtre durant trois années de suite afin de me perfectionner au mieux et de mettre toutes mes chances de côté. À cette période-là, si ce n’était pas Fatou N’diaye (Fatou la malienne) ou Aïssa Maïga. Je n’avais pas vraiment d’actrices françaises me ressemblant…

Après « Prêt à tout », « Aya de Yopougon » et « Bienvenu à Marly-Gomont ». Je découvre encore une fois une Aïssa toute intelligente, belle, charismatique, ambitieuse mais surtout déterminée. Déterminée à faire accepter son enfant adoptif par ses amis et sa famille qui ne sont pas du même gout. Car, dans ce nouveau film. Aissa joue le rôle d’une femme avec son mari (Lucien Jean-Baptiste) qui tente d’adopter un enfant, car ils ne peuvent concevoir.

Ce film est une vraie réflexion, dans le sens où il y a visiblement des « codes » concernant l’adoption. 

La particularité du film, c’est le fait qu’un couple noir, composé d’une femme sénégalaise et d’un homme martiniquais, décident d’adopter un enfant. Ayant vraiment envie de devenir parents, ils apprennent que leur futur bébé sera « blanc » mais ils accueillent le bébé, avec beaucoup d’amour. 

Malheureusement, ils vont être victimes de préjugés et de racisme de la part de leur entourage. Car beaucoup considèrent qu’il est normal qu’un couple blanc adopte un enfant étranger (Noir, Asiatique, Latino, Maghrébin) mais en revanche l’inverse n’est pas normal selon eux.

Je trouve ça pathétique… Car l’essentiel n’est-ce pas de donner de l’amour à l’enfant et de lui donner la meilleure éducation qu’il soit ?

Pourquoi cela devrait-il paraître bizarre qu’un couple noir adopte un enfant blanc ? La stérilité ou bien l’amour a-t-il une couleur ?

J’ai vraiment aimé ce film, car cela cassait vraiment les préjugés. Pour une fois à la télévision en tout cas française, j’assistais à ce genre de réflexion. De plus, je me reconnaissais beaucoup dans ce couple qui ressemblait tant à mes parents. Car comme eux, mon père est aussi un homme antillais et ma mère une femme africaine. Eux ont eu de la chance de fonder une famille telle qu’ils l’entendaient, mais si un jour ils auraient voulu adopter pour x raisons. Ils auraient pu être confrontés aux mêmes problèmes et peut-être pas pu tenir face à la pression quotidienne.

En tout cas, c’est un couple bien soudé qui était à l’écran !

Et pour conclure, après de nombreuses recherches. Je suis tombée sur plusieurs couples « atypiques » qui ont adopté des enfants qui ne les ressemblent pas forcément. Après être tombé sur ces couples, je m’apercevais donc qu’il y a toujours ceux qui brisent les tabous sans réellement sans rendre compte. 

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Demarcus Ware est un joueur américain de football américain. Lui et son ex-femme Taniqua ont adopté il y a plusieurs années une petite caucasienne car Taniqua n’arrivait pas à avoir des enfants et avait vécu plusieurs fausses couches
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Grace Huang est une femme américaine d’origine asiatique qui a adopté trois enfants ghanéens avec son mari Matthew, également asiatique. Ici sur cette photo il y a la petite Gloria qui décédera à l’âge de 8 ans
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En 2013 lorsque leur fille Gloria meurt à l’âge de 8 ans pour cause de malnutrition. Ils sont accusés d’avoir tué leur fille et sont ainsi emprisonné au Qatar là ou la famille vivait
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En 2014, le couple est acquitté et est autorisé à retourner aux Etats-Unis là où leurs deux autres enfants vivaient avec leur grand-mère paternelle
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